<?xml version="1.0" encoding="UTF-8" ?><rss version="2.0"><channel><docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs><title>Arts martiaux : légendes, histoires et réalités</title><description>Analyse et écrit sur les arts martiaux en général.</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com</link><copyright>Jean Philippe DIJOUX</copyright><pubDate>Fri, 30 Jul 2010 04:18:20 +0200</pubDate><lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 04:18:20 +0200</lastBuildDate><ttl>0</ttl><item><title>Rituel ( &amp;#35268;&amp;#30697; guiju )</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Comme dans toute communauté il existe dans les arts martiaux chinois internes ou externes un rituel ( &amp;#35268;&amp;#30697; guiju ) que les Japonais nomment Rei-shiki. Il commence par une cérémonie ou &amp;#20856;&amp;#31036; ( dianli ), qui comprend la cérémonie douverture (&amp;#24320;&amp;#24149;&amp;#24335; kaimu shi ) où enseignants et élèves participent à une union sacrée au travers dun fait simple quest le salut (&amp;#33268;&amp;#24847; zhiyi) et qui marque le commencement du cours tout comme il marquera lors du &amp;#38381;&amp;#24149;&amp;#24335; bimu shi la cérémmonie de fermeture du cours.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Mais si le rituel (&amp;#35268;&amp;#30697; guiju ) engrange un début et une fin il ne faut pas oublier quau milieu demeure le cours à proprement parlé, partie la plus consistante pour laquelle la communauté ( &amp;#22242;&amp;#20307; tuànti ) se réunie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Simagine-t-on dès lors un groupe de personnes sentraînant aux arts martiaux faire tout et nimporte quoi ? Cela serait impensable et inimaginable tant les risques seraient grands. Tant et si bien que le rituel douverture et de fermeture en fait ne constitue pas moins lencadrement de la discipline dans toute sa spécificité martiale, philosophie et éthique.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ainsi, des principes ( &amp;#26465; tiao ) vont régir de bout en bout le déroulement du cours empêchant tout débordement au travers de lenseignement de la discrétion, de la sobriété, de la vigilance et de lhumilité.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il faut savoir que les élèves ne doivent pas commencer un exercice avant laval du shi fu &amp;#26102;&amp;#20613; et encore moins mimer ce dernier durant la démonstration. En effet, la maîtrise des arts martiaux passe avant toute chose par la maîtrise de soi et par conséquent lobservation silencieuse qui est une marque dattention et de respect envers lenseignant.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Autre fait, il est important de ne pas se laisser aller dans le &amp;#39302; ( kwoon ) car en définitive celui-ci est un lieu sacré ( &amp;#22307;&amp;#22320; shèng di ) léquivalent des dojo japonais où lon étudie la voie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Par ailleurs, il ne faut pas quun élève soffusque que le Shi fu &amp;#26102;&amp;#20613; ne le prenne pas pour la démonstration. Dordinaire celui-ci exécute la technique avec des élèves plus anciens du moins quand ceux-ci manifestent un intérêt pour la discipline en ayant à lesprit de donner lexemple aux cadets.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Cette manifestation passe par lassiduité au cours, le port du vêtement réglementaire et une attitude humble quand bien même puissent-ils jouir dun savoir plus grand.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il nest pas rare quun Shi fu &amp;#26102;&amp;#20613; mette sur la ligne dhonneur ( kamiza ou kaminada ) pour les Japonais un élève qui lui semble méritant. Toutefois ce privilège peut sestomper à tout moment si le maître considère que le disciple ne fournit plus leffort relatif au bon fonctionnement de la discipline, surtout lorsque les cadets font montre de plus dempressement que ce dernier à respecter le règlement intérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Si tel est le cas, il est important pour lélève de ne pas se laisser emporter mais fasse montre dhumilité en acceptant cette décision qui le poussera bien souvent à la réflexion dès lors que lenseignant ne nuit point à son intégrité physique et moral, car, si les règles s'imposent aux élèvent le Shi Fu malgré son statut ne saurait y échapper d'autant plus qu'il est le prime garant de l'Institution dont il a la gestion.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;S'ils désespèrent d'arriver à leur fin, que les élèves noublient jamais que le Shi fu &amp;#26102;&amp;#20613; a fait le même chemin queux et quil ne cesse lui aussi dapprendre et que de ce fait lerreur ne lui est pas permise.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ayant bien à lesprit tout ceci, sûr et certain que les passionnés darts martiaux sengageant sur la voie ne pourront que progresser sils mettent par ailleurs de côté leurs illusions relatives à leur vécu cinématographique et sils se dépouillent de tout préjugé pour accepter de recevoir un nouvel enseignement. D'où l'expression "vider sa tasse".&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/2141/rituel-guiju.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12764467202141</guid><pubDate>2010-06-13T18:32:00+02:00</pubDate></item><item><title>Le rat et le chat ou le ki en action</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il y a de cela quelques années où jétais à la campagne, une famille campagnarde prit dans&amp;#160;sa ratière un rat. Ne voulant pas lui donner la mort directement celle-ci simagina mettre dans un fût le rat et de ly adjoindre comme compagnie un chat pour que ce dernier fasse son travail de chat.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Tendis que le chat était porté par la peau du collet dans le bas du fût, notre rat navait de cesse de manifester son désir de quitter cet espace fort exigu et de senfuir en prenant appui sur ses pattes arrières tout en saidant de sa queue pour sauter le plus haut possible vers le ciel afin datteindre le haut de sa prison encore ouverte, seule issue de secours à sa misérable vie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Après un laps de temps et des tentatives négatives, reniflant lespace et sapercevant de la présence du félin, celui-ci, manifestement conscient des dernières minutes de sa vie, se dirigea vers le chat et comme pour lui demander la mort se tenait face à lui, tantôt se dressant sur ses pattes arrières en faisant des signes de tête, tantôt sur ses quatre pattes comme pour se soumettre à une attaque fatale.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Quelle ne fut pas notre surprise de constater que le chat semblait tétanisé par la présence de cette bête qui lui faisait pleinement face et qui dordinaire constituait lune de ses proies.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Tant et si bien que le rat sen vint à lattaquer au niveau des yeux comme pour lexciter au combat et de ce fait linciter à lui porter un coup fatal afin darrêter au plus tôt cette situation qui lui semblait à coup sûr sans issue et dun point de vue humain humiliante.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Rien ny fit. Mis à part quelques petits coups de patte notre chat feignant la colère par des ronronnements agressifs gardait ses distances et se refusait à toute confrontation directe. De ce fait la famille dut elle même procéder à lextinction du rongeur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ainsi donc le rat par cette action téméraire avait su mettre à distance son adversaire et sil ny eut le fût et les humains séchapper de cette ornière.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Cette façon dagir nest pas sans se rapprocher de linstinct de survie du quitte ou double où intervient un dernier sursaut dénergie ( ki ) dans sa manifestation la plus brute et la plus pure au travers dun assaut aussi dérisoire quincertain tout comme ces samouraïs qui face à leur destin nimaginaient à dessein que mourir ou survivre se trouvait en définitive sur le même chemin tant les deux, la vie et la mort, ne&amp;#160;font quun.&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1926/le-rat-et-le-chat-ou-le-ki-en-action.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12697821471926</guid><pubDate>2010-03-28T15:15:47+02:00</pubDate></item><item><title>Vider sa tasse.</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il était une fois en Chine ou peut-être ailleurs mais certainement pas en dehors de lAsie doù montent certaines clameurs. Je disais donc quil était une fois deux jeunes maîtres ayant entendu la réputation dun plus âgé queux sen allèrent à sa rencontre pour recevoir de ses conseils et progresser sur la voie des arts martiaux. Ainsi donc reçus par le Sifu ( entendons maître-paternel ) ceux-ci commencèrent à linterroger. Mais à chaque fois que le Sifu leur donnait une explication ils ramenaient tout à leur art.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Nous étions à une période où lhiver était plutôt rigoureux. Le Sifu pour honorer ses visiteurs demanda à sa servante de ramener quelques boissons chaudes. Celle-ci présenta sur un plateau trois types de boissons : du thé cela va de soi car noublions pas que nous sommes en Asie, du café et du chocolat car on ne sait jamais...&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Les deux jeunes maîtres ne sachant la saveur des deux autres boissons se contentèrent de prendre du thé comme à leur accoutumé. Le Sifu lui se délecta du café.&lt;br /&gt;
Voyant le Sifu se délecter du café dont il ne devinait absolument pas le goût mais percevait lessence par leffluve qui en émanait de la tasse, lun des jeunes maîtres tendit sa tasse à celui-ci et lui demanda :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;- Sifu, puis-je goûter un peu de cette boisson dont vous semblez vous délecter ?&lt;br /&gt;
- Sans aucun problème maître, répondit le Sifu en lui versant du café dans sa tasse de thé.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Le jeune maître porta la mixture à sa bouche et déposa promptement celle-ci sur la table en faisant une grimace.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Le deuxième jeune maître ayant vu la réaction de son compagnon ne se hasarda pas à demander du café au Sifu mais plutôt du chocolat en ces termes :&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;- Sifu, voilà bien une boisson dont je ne connais ni la provenance, ni lessence. Pourrais-je, sil vous plaît, y goûter ?&lt;br /&gt;
- Bien volontiers, répondit le Sifu toujours aussi aimable en lui versant du chocolat dans sa tasse de thé.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Et voilà notre jeune maître portant la coupe à sa bouche et la reposant immédiatement faisant tout autant des grimaces.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Alors la question vint de lun dentre ces deux jeunes maîtres.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;- Sifu, comment pouvez-vous boire ces boissons qui ont un goût aussi abominable ?&lt;br /&gt;
- Peut-être, répondit le sifu, avant de boire toute autre boisson, ai-je pris lhabitude de vider ma tasse afin dapprécier ce qui est nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;La morale de cette histoire vous laurez compris cest quavant de bénéficier dun enseignement il faut déjà faire montre dhumilité et se vider quelque peu de lorgueil qui nous anime bien trop souvent.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1896/vider-sa-tasse.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12682127711896</guid><pubDate>2010-03-10T10:19:31+01:00</pubDate></item><item><title>Le principe du non attachement ou l'ici et maintenant.</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il n'est pas aisé à un esprit occidental bien souvent&amp;#160;très cartésien&amp;#160;de comprendre le principe du non attachement ou de l'ici et maintenant. Rien ne sert aussi de discourir en long&amp;#160; et en large pour le faire comprendre à tout un chacun qui voudrait ne serait-ce quelque peu s'y intéresser surtout dans le domaine des arts martiaux où l'on a de cesse de demander aux pratiquants de canaliser leur énergie sur l'ici et le maintenant. Mieux vaut partir à l'essentiel en relatant cette petite histoire que d'aucuns diront chan ou zen selon leur goût.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Deux moines bouddhistes quittèrent très tôt leur monastère tout en haut de la colline pour mendier dans le village den bas quelques nourritures. Cétait le temps de la mousson et durant la nuit il avait beaucoup plu. Arrivés au village alors même quils longeaient lallée centrale ils virent une jeune femme, belle, magnifiquement vêtue ( genre de femme que tous les hommes aiment quoi..)&amp;#160;qui hésitait, de peur de se salir, à traverser la route tant celle-ci était boueuse. &lt;br /&gt;
Laîné des deux moines sapprocha alors de la demoiselle et la souleva dans ses bras pour lui faire traverser la route. Ceci étant fait, les deux moines reprirent leur chemin.&lt;br /&gt;
Mais au bout dun certain temps le cadet dit :&lt;br /&gt;
- Frère aîné puis-je te poser une question ?&lt;br /&gt;
- je ny vois aucun inconvénient répondit laîné.&lt;br /&gt;
- Tu sais que nos règles monastiques nous interdisent de toucher les femmes reprit le cadet.&lt;br /&gt;
- Tout à fait prononça laîné.&lt;br /&gt;
- Mais alors pourquoi tout à lheure as-tu enfreint cette règle en transportant dans tes bras une femme ?&lt;br /&gt;
- Ainsi donc, repris laîné, tu es encore avec cette femme&amp;#160;? &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;A méditer...&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1743/le-principe-du-non-attachement-ou-lici-et-maintenant.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12647770301743</guid><pubDate>2010-01-29T15:57:10+01:00</pubDate></item><item><title>Ki : énergie</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Jemprunte au cur des Maîtres lhistoire des hommes, ceux qui ont fini de naître et ceux quon assomment pour conter en ce lieu quelques airs quon fredonne dans les kwoon ou dojo de quelques royaumes. Homme si tu ny as point pied ny entre de gaîté car ton souffle risque envers et contre tout dêtre coupé et la mort te surprendre tant linfini na point de bonté quand lesprit ny est point préparé.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il se dit donc à mi-clos quil est une force qui sourd au fond de lhomme ne relevant ni du physique, ni du technique mais du psychique et dont il importe à tout adepte darts martiaux den maîtriser lessence à défaut de la quintessence sil veut vivre encore pleinement son art quand la jeunesse lui aura fait défaut et que la vieillesse lui servira doripeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ces dires reviennent, surgissant comme des échos des ténèbres et des tombeaux pour maudire le profane et le sot qui prétend-on, ne se serait arrêté quà laspect extérieur des arts martiaux et se serait moqué des kata et des tao.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, disent les anciens Maîtres, il est une force qui naît de la répétition de ces mouvements, qui fendent le vide et oublient le temps et demandent une concentration de tout instant, un retour à soi même, propulsant par la maîtrise du souffle lhomme dans le néant, et dont la gestuelle combative, boxe de lombre, len sort plus que jamais vivant conscient que ne faisant quun avec lélément Ki énergie universelle dont chaque être découle, repart et dépend.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ki, élixir de vie que daucuns initiés dans la pénombre, se gardent bien de livrer au grand nombre, conscients tout autant des dangers quun tel savoir transmis à des gens peu aguerris naurait dautre effet que la perversion de lesprit et le règne de lhécatombe et la précocité de la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Mais que ladepte des arts martiaux ouvre son esprit et voilà que le contact sétablit de ching à ki de ki à shen de shen à hsu, que locéan du souffle se met en branle et que renaît lenvie celui dapprendre encore et toujours en partageant et en protégeant la vie. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1713/ki-energie.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12642776291713</guid><pubDate>2010-01-23T21:13:49+01:00</pubDate></item><item><title>Chan et Zen</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Le zen est à la mode en Occident. La publicité sen est emparée. Les commerces en font leur choux gras. Pas un individu cultivé ne semble lignorer. On parle zen, on mange zen, on dort zen, on pense zen, on shabille zen, on saime zen et sans haine et surtout sans « zène » pardon je voulais dire sans gène. Mais daucuns semblent oublier la nature même du zen. Beaucoup semble croire que ce courant de pensée émerge au Japon. Loin sen faut. Si le Japon a su le mettre en avant cest surtout de par sa culture hautement raffinée qui traduit tout dans cet esprit qui lui est propre celui de la beauté, du parfait et de lexquis.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Mais le zen relève surtout du Chan qui se réfère à la branche du bouddhisme du Mahayana ou Grand Véhicule. Vers le début du VIème siècle un moine indien du nom de Boddhidharma (v. 460-534 ), Pu Ti Damo pour les Chinois, Daruma Taishi pour les Japonais, lamena en Chine avant quil ne migre à la fin du XIIème siècle au Pays du Soleil Levant où, influencé par des conceptions du Shinto il se transforma en zen-shou en japonais ou tout simplement Bouddhisme-zen.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Ce quil faut savoir cest que dérivant du sanscrit Dhyana que lon traduit par « absorption » ce concept dorigine avant tout hindouiste tend à la concentration méditative du sans but afin datteindre lEveil que daucuns selon leur appartenance traduiraient par Boddhi, samadhi, ou encore satori avec tout ce que cela suppose d'appréhension de l'univers.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il est une histoire qui raconte que Boddhidharma interrogé par lempereur Chinois Wu de la dynastie des Liang ( empereur de 502-549 ) naccorde aucun mérite au souverain pour ses actions accomplies en faveur du bouddhisme et lorsque celui-ci lui demande courroucé de par son attitude non moins emprunt daplomb qui il est lui qui se tient devant le monarque, le moine lui répond toujours aussi calme : « je ne sais pas » avant de sen aller vers, dit-on, le temple Shaolin dans lequel il ne pourra rentrer quau bout de neuf ans de méditation assis face à un mur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Dhyana, Chan, zen autant dexpressions pour signifier la méditation sans but, un état conscient de vide absolu chose presque impossible au commun des mortels que nous sommes tant le vide nous donne le vertige.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Certains croient aussi quil suffit de se mettre en zazen pour atteindre cet état mais comme nous le dit les propos que lon prête toujours à Damo, « sil suffisait de se mettre en zazen pour atteindre lEveil, les grenouilles et les crapauds en seraient déjà experts ». &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1629/chan-et-zen.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12630601941629</guid><pubDate>2010-01-09T19:03:14+01:00</pubDate></item><item><title>Du ji-jitsu au judo</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il va sans dire que les arts martiaux sont divers tant par leurs techniques que par leur philosophie. Mais, il y a un fait établi qui ne peut échapper à personne cest létroite relation entre le judo et le ju-jitsu.&lt;img style="width: 225px; height: 192px" alt="Elèves du BoddhiQwan dans une démonstration technique de sol." align="right" width="300" height="225" src="http://www.chine-informations.com/usb/membres/blogs/4513/images/EDetAl.JPG" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Dabord quest-ce que le ju-jitsu ou ji-jitsu. Le ju-jitsu nest ni plus ni moins quun ensemble de technique de combat où nest pas absent les coups, les projections et les contrôles. Il est difficile de situer son ancienneté dans le temps bien quil soit présent au Moyen Age dans les pays asiatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;On le&amp;#160;découvre surtout au Japon où la caste guerrière des samouraïs sy emploie dans un travail à main nue.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Lorsquen 1882 Jigoro Kano Shihan ( 1860  1938 ) décide de mettre sur pied le judo, qui se veut avant tout un sport plein dune éducation physique et mentale, il ne trouve pas dautres sources que deux école principales à savoir le Kito-ryu-ju-jitsu soit lécole de la chute et de lélévation et le Yoshin-ryu-ju-jitsu autrement dit lécole du cur de saule dans lesquelles il avait étudié.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;img style="width: 221px; height: 203px" alt="" align="left" width="300" height="225" src="http://www.chine-informations.com/usb/membres/blogs/4513/images/AlainetEdmon2(1).jpg" /&gt;Pour ce faire, si le ju-jitsu que lon peut traduire par technique de la souplesse, était à lorigine un art guerrier pour mettre fin au plus tôt à une attaque au corps à corps sur les champs de bataille, Jigoro Kano y ôta lesprit dagressivité et de destruction et en fit un voie celle du Judo. Entendons la Voie de la souplesse. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Dans les années 1990, le ji-jistu refera son apparition de façon très médiatique au travers du ji-jitsu dit brésilien. Mais d'aucuns ne sauraient nier que les techniques&amp;#160;y furent enseigner par un maître japonais à une famille brésilienne. La racine du ju-jitsu ou ji-jitsu&amp;#160;qu'on le veuille ou non reste japonaise.&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1595/du-ji-jitsu-au-judo.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12626170621595</guid><pubDate>2010-01-04T15:57:42+01:00</pubDate></item><item><title>L'essence des arts martiaux</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;On ne peut pas dire quaujourdhui les arts martiaux servent encore à quelque chose si ce nest dans son aspect spectaculaire, économique et forcément mercantile. Lessence qui a présidé à sa naissance nest plus ne serait-ce par le fait des compétitions qui viennent brouiller le message des maîtres. Qui se souvient en effet, quItosu lun des Vieux Maîtres de Ginchin Funakochi Sensei navait jamais chercher à faire montre de ses techniques et par conséquent de ses aptitudes martiales tant et si bien que dans ses mémoire Maître Gichin Funakochi se laisse dire « je rougis violemment à la pensée que sans Itosu, jaurai utilisé ma technique et ma force contre des hommes » et que par ailleurs dans lune de ses anecdotes Gichin Funakochi sensei refuse tout combat jusquà ce que ne pouvant faire autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Pourtant il y a quelque chose de contradictoire dans ce que jénonce. Le premier est de penser et dire que les arts martiaux ont perdu de leur essence et deux, le fait de constater que le nombre de pratiquants ne diminue pas pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il y a sûrement un phénomène à cela. Cest que quand bien même que les arts martiaux nont plus laura quon leur connaissait, il nen demeure pas moins que, dans la transmission, lessentiel a été gardé. Celui avant tout du bien-être au travers dune recherche personnelle qui pousse certains un jour à faire le premier pas et à franchir les portes dun kwoon ou dun dojo.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Daucuns pourraient soffusquer de ce que je puisse dire que le bien-être pour certains se réfère à la notion de compétition qui nest pas sans faire valoir la violence tandis que dautres arrivent à se satisfaire de gestes répétitifs, de kata ou de tao.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Oui, mais la nature est ce quelle est et les arts martiaux ne sont pas là pour refaire léducation des hommes mais pour laccompagner sur la voie.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Quand des gestes répétitifs apportent à certains une certaine satisfaction du fait que nayant rien à prouver à qui que ce soit, ce qui somme toute, dans les arts martiaux est une valeur absolue de maîtrise de soi, la compétition met en exergue une certaine dose dadrénaline nécessaire à lépanouissement dautres individus.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Pour lexemple de ce que jénonce, il y dans mon entourage un jeune homme qui parlant de son dernier combat où il en était sorti champion, revivait la scène comme si il y était encore, bien quétonné que je ne men émeuve pas ne comprenant peut-être guère que nos visions martiales nétaient pas les mêmes sans que jen vienne à dénigrer les siennes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Bien entendu le fait dêtre champion est éphémère mais il nest pas sans amener chez celui qui la été une certaine estime de soi surtout quand on est issu dun milieu modeste et que tout semble avoir été jusquà ce jour un échec.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Je ne dis pas que le championnat na que du bon et loin de moi lidée den faire un leitmotiv salvateur, mais le phénomène existe et il ny a pas lieu de le dénigrer dautant que certains comme ce jeune homme y trouve leur compte et le moyen de se défouler.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Je nen fait pas le summum de lart martial car je suis bien conscient que la compétition à outrance peut en effet avoir des effets très négatifs, car contrairement à ce jeune homme dont je parlais ci-dessus, certains individus sous couvert de leurs titres parfois narrivent plus à faire la part des choses et se croient tout permis en abusant sur les plus faibles plutôt que de leur apporter leur savoir et concourir par la même à leur réussite.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Oui, contrairement aux apparences, les arts martiaux apportent un bien-être celui somme toute légitime de vivre pleinement sa passion dans quelle que voie choisie soit de façon purement martiale, soit de façon compétitive ou encore artistique et spirituelle, tant le bien-être présente plusieurs visages.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1580/lessence-des-arts-martiaux.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12624366871580</guid><pubDate>2010-01-02T13:51:27+01:00</pubDate></item><item><title>Les arts martiaux au féminin.</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Lart de la guerre dit-on, a toujours été lapanage de la gente masculine. Bien que certaines histoires laissent entendre quil ait pu exister un peuple de guerrières à savoir les amazones, dans le champ des arts martiaux on ne cite guère le nom de grands maîtres femmes. Ce constat relève sûrement de la place de la femme dans la société de jadis, mais, ne nous voilons pas la face, daujourdhui aussi malgré les beaux discours qui nous entourent.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Pourtant&amp;#160;des noms circulent et laissent entendre que la femme dans certains cas a bien joué un rôle prépondérant dans la naissance de quelques styles de boxe chinoise ( qwan fa ).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Citons Fang Shi Liang, fondatrice en 1700 du style de la boxe de la grue blanche connu sous le nom du Bai He Qwan ou encore Ng Mui none ayant transmis son savoir martial à une autre femme Yim Wing Chung qui layant transmis à son époux sera immortalisée sous le même nom wing chung qwan ( boxe de léternel printemps ), comme pour dire quon peut le pratiquer à tout âge.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Pourtant, malgré cette évidence, la tendance tend à les occulter. Comme si la femme ne pouvait quapprendre, transmettre puis disparaître. Mais force est de constater que ces styles pour si vieux soient-ils nen demeurent pas moins très reconnus dans le monde des arts martiaux du fait de leur efficacité en combat rapproché. Et pour cause&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Basés sur la souplesse, la canalisation de lénergie par des exercices spécifiques tels que les tui shou qui en font des&amp;#160;styles tant externes qu'internes,&amp;#160;et lutilisation de la force de ladversaire contre lui même ainsi quun apprentissage des points vitaux, ces styles reflètent bien à eux seuls la maîtrise martiale de la gente féminine qui, bien quon en doute, vont dordinaire à lessentiel au travers dun esprit pragmatique de survie qui ne laisse aucune chance à un adversaire non averti.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Honneur ici&amp;#160;leur soit rendu.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1556/les-arts-martiaux-au-feminin.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12618456481556</guid><pubDate>2009-12-26T17:40:48+01:00</pubDate></item><item><title>Wushu ou kung fu !?!</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Dans le langage des arts martiaux actuels demeure une méprise relative à deux termes distincts mais constamment utilisés et ce même chez les initiés, notamment en Occident pour parler des arts martiaux chinois. Il sagit du terme wushu et kung fu. Pour un puriste, lun ne saurait en aucun cas se substituer à lautre du fait de létymologie même des termes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
En effet, si le wushu fait référence aux arts martiaux en général et sous tendrait quavec ou sans arme il faut arrêter le combat, ce qui est bien plus vaste qu'on ne le croit&amp;#160;et ne saurait se résusmer qu'à des semblant techniques, il nen est pas de même du terme kung fu qui lui signifie en tout et pour tout, un homme accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;br /&gt;
Mais si lon peut résumer wushu par arts martiaux, le mot kung fu a aussi une autre consonnance car on y découvre tout à la fois le mot « feu » et « temps ». Ce qui suppose la maîtrise dun art au fil du temps par une dépense dénergie subséquente. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ainsi on peut avoir un bon kung fu en pâtisserie, calligraphie, couture, cuisine, écriture et jen passe pour sy être exercé constamment et toujours, comme on peut avoir un bon kung fu en wushu. Doù la superposition des deux termes lorsque, raison gardée et sage, lon tend à enseigner ou à apprendre laccomplissement de lhomme ou de soi au travers des arts martiaux. Cette quête suppose dans le cadre du wushu kung fu ou du kung fu wushu tant un accomplissement technique que physique mais aussi et surtout un accomplissement spirituel apportant une bonne lecture tactique et stratégique, où la force physique ne viendrait quen dernier lieu si nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ainsi un dicton chinois dit, que le bon combattant ne se trouve jamais sur les lieux du combat devinez pourquoi ? et que le Tao Te King dit : « je nose jouer à lhôte, mais plutôt à linvité. Je nose avancer dun pouce mais préfère reculer dun pas » dautant plus qu « un véritable guerrier nest pas belliqueux, quun véritable lutteur nest pas violent, quun véritable vainqueur évite le combat » car « les armes sont les instruments dun destin malheureux et ne sont pas les outils dun homme noble sauf quand il ne peut faire autrement du fait quil honore le calme et la paix ».&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Aujourdhui toutefois il nest pas à nier que le terme kung fu est devenu suite à la déferlante des films darts martiaux des années 1970, le terme générique pour exprimer les arts martiaux chinois. Mais cest aussi quelque part l'art suprême de mettre la charrue avant les bufs que de dire je pratique le kung fu, où sans sen rendre compte et donc sans humilité, lon dit haut et fort que lon est un homme accompli, quand on sait quil faut des années et des années pour maîtriser un art quel quil soit. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1548/wushu-ou-kung-fu.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12616689021548</guid><pubDate>2009-12-24T16:35:02+01:00</pubDate></item><item><title>S'il n'y avait eu Richard Nixon</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Tout le monde connaît aujourdhui le temple Shaolin, du moins de réputation. Et pour ceux qui ne le sauraient pas il sagit dun monastère bouddhiste Chinois construit au VIème siècle après J. C. Ce temple fut élevé sous le règne de lempereur Hsiao Wen de la dynastie Wei du Nord, plus précisément dans la province du Honan , pays du fleuve jaune.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Rien en soi dextraordinaire si ce nest que ce temple pour les pratiquants darts martiaux chinois ou qui en découlent est le saint des saints de lart du combat.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Bien que temple bouddhiste, lhistoire qui souvent se confond avec la légende, laisse entendre quen ce lieu mythique et mystique naquit les plus redoutables techniques de combat à main nue ou avec armes, surtout lorsquen 626 monta sur le trône L&amp;#301; Shìmín plus connu sous nom du premier des empereurs de la dynastie des Tang, TàiZ&amp;#333;ng , qui pour remercier les moines Shaolin de leur aide en prenant position en sa faveur face à son adversaire, non seulement anoblit certains dentre eux mais qui plus est par décret impérial établit 500 moines soldats pouvant pratiquer les arts martiaux et augmenta par là même les richesse du temple en accordant 36 000 hectares de terre à la communauté.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Si Bodhidharma ou Pu Ti Da Mo pour les Chinois en 525 y apporta le bouddhisme chan issu du Mahayana ( Grand Véhicule ), ce temple avec le temps eut la réputation dêtre le repère des loyalistes à la dynastie Ming (1368  1644 ). Ce qui lui valut les foudres de la dynastie Qing ( 1644  1912 ) et donc sa destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Lorsquen 1912 naquit la République de Chine et surtout lorsque celle-ci deviendra à partir de 1949 la République Populaire de Chine et que la Révolution culturelle aidant les « vieilleries » seront mis de côté, le Temple Shaolin senfoncera dans loubli. Du moins presque&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, lors dune visite en Chine, cest le président américain Richard Nixon ( 1913  1994 ) en 1972 qui insistera pour visiter ce temple jusque là oublié par les autorités chinoises qui, pour plaire à leur hôte, sempresseront de le retrouver et de le réhabiliter.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Sans cette insistance pour sûr, quaujourdhui, ce lieu hautement historique serait tombé définitivement dans loubli, la suite on le sait, cest la résurgence des arts martiaux traditionnelles qui va faire le reste.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1535/sil-ny-avait-eu-richard-nixon.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12612978471535</guid><pubDate>2009-12-20T09:30:47+01:00</pubDate></item><item><title>Le saviez-vous ?</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Rien nest simple sous le ciel. Surtout en ce qui concerne les arts martiaux. Si aujourdhui il existe une plénitude décoles et de styles, il est difficile pour un néophyte de simaginer quà lorigine en ce qui concerne le karaté que celui-ci nétait connu quà Okinawa. Cest grâce à Guichin Funakoshi Sensei ( 1868  1957 ) considéré comme le père du karaté moderne que lon doit de connaître cette discipline.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Mais je vais en choquer plus dun parmi les puristes en disant que ce nest pas seulement grâce au Maître Guichin Funakoshi que son art pu prendre un certain essor mais aussi grâce à lintervention dun autre Grand Maître des arts martiaux japonais à savoir Jigorô Kanô Shihan.( 1860  1938 ).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, quand Jigorô Kanô Shihan, grand maître  fondateur du judo, se décida à 17 ans dêtre lélève de Maître Fukuda de lécole Tenjinshinyo-ryu, puis du kito ryu, avant de fondé le judo du Kôdôkan ( Institut du Grand Principe ), il participait déjà à la sauvegarde des anciens jujutsu de lEmpire du Soleil Levant qui se mourait suite à la révolution de lEre Meiji ( 1868  1912 ).&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Homme de géni qui pensait déjà que les arts martiaux pouvaient être un élément de développement moral de lhomme et de la société en général, il invita en 1921, après que Maître Guichin Funakoshi eut présenté un kata sur demande du Département de lEducation, celui-ci à venir faire une conférence au Kodokan. Ce qui se fit devant plus de 100 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Cette invitation ne fut pas sans incidence sur le développement du karaté qui avait éveillé la curiosité du fondateur du judo sollicitant de Maître Guichin Funakoshi quil lui enseigna quelques bases de son art . Dautant plus que Jigorô Kanô Shihan, universitaire, philosophe et idéaliste était président de linstitut Kôdôkan de Judo et Conseiller au Ministère de lEducation Nationale représentait une valeur sûre pour lensemble du budo japonais.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1534/le-saviez-vous.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12612404701534</guid><pubDate>2009-12-19T17:34:30+01:00</pubDate></item><item><title>Quon ne sy trompe pas.</title><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Dans les arts martiaux dit durs, il y a beaucoup dappelés et très peu délus. Dou vient que cette sentence y soit aussi vraie ? Je pense que beaucoup ont une certaine idée erronée de la réalité martiale. Bien souvent ils confondent ce quils voient dans les mass médias davec ce qui se passe dans la réalité. Les films quils visionnent sont des images de linstantanée et, commerce oblige, ces images sont souvent édulcorées. Bien souvent on y voit un héros qui gagne à tous les coups, beau, musclé, intelligent, rusé et jen passe. Par ailleurs les scènes présentent des coups spectaculaires qui invitent à ladmiration et suscite lenvie dêtre à la place de ce personnage haut en couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Pourtant pour ceux qui ont eu le courage un jour de franchir les portes dun kwoon ou dun dojo et surtout de sy maintenir ne serait-ce quelques années, la réalité est tout autre. En effet, on est bien loin de ces images stéréotypées de lhomme parfait. Et plus lindividu se force à acquérir les connaissances qui lui semblaient faciles jusqualors, plus il se rend compte des illusions inhérentes à ses pensées.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, dans son aspect le plus brut, il ny a pas de temps dans un kwoon ou dojo pour le spectacle. Lidée principale est bien celle de lefficacité immédiate certes mais caractéristique dune situation conflictuelle réelle. On na pas le temps de tergiverser.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Vous imaginez vous dans une situation réelle où vous vous trouvez en danger en train de faire moult mouvements et scènes pour vaincre votre adversaire ? Non seulement cest une perte de temps mais aussi une perte dénergie profitable à lagresseur qui lui na quune seule idée en tête, parvenir à ses fins le plus rapidement et le plus efficacement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Cela relèverait du burlesque si, dans un conflit qui naurait pu se traiter à lamiable, un pays qui aurait envoyé ses soldats combattre lennemi, sentendrait dire que ceux-ci auraient perdu le combat non pas faute de moyens mais faute davoir tenu compte de la réalité dans laquelle ils évoluaient en se donnant en spectacle, en croyant que cela était un jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Répétons-le encore une fois, il ny a pas de place dans une salle dentraînement traditionnelle pour le spectacle à moins que celle-ci ne vise que le spectacle et laspect artistique des arts martiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Si lon sen tient au premier aspect des arts martiaux voilà pourquoi il y a beaucoup dappelés et très peu délus dans ce genre dactivité.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, bien peu de personne manifeste réellement un intérêt certain pour lart martial tel quexposer ci présentement. Car en plus de la répétition des techniques, il y aussi ce que lon ne devine pas lorsquon est subjugué par un spectacle, cest le temps passé à sentraîner donc à souffrir et à suer. Atteindre un certain niveau suppose un long apprentissage qui nest pas exempt de souffrance physique et moral.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Car il faut aussi être honnête, ce nest pas parce quon sentraîne quon sera forcément vainqueur. Et cest là le plus douloureux pour un pratiquant. Perdre la face alors même que tout laissait entendre quon ne pouvait que gagner. La résurgence de frustrations constitue lun des plus durs obstacles dans la progression martiale. Il suffit que le rêve se brise pour voir tout autant les plus durs quitter le navire. Oui vraiment, il y a beaucoup d'appelés et très peu d'élus...&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1533/quon-ne-sy-trompe-pas.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12612277051533</guid><pubDate>2009-12-19T14:01:45+01:00</pubDate></item><item><title>Le présent nest que le miroir du passé.</title><description>&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Il existe dans les arts martiaux une certaine quête dun idéal. Une sorte dabsolu à atteindre coûte que coûte pour les passionnés. Cet absolu ne souffre dordinaire daucune contestation. Lon tient pour vrai ce quon n'a pas vu mais entendu dès lors quil nous paraît fondé, dautant plus si la source se veut une référence dans notre champ dactivité.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Ceci pour dire que souvent il marrive découter des enfants, voire des adultes, discuter entre eux et quand ceux-ci se mettent à parler darts martiaux daucuns ne contestent dans ce domaine la supériorité dans lart du combat de Maître Lee Siu Lung. A me direz-vous mais qui est Maître Lee Siu Lung ? Mais si vous le connaissez. Alias Bruce Lee. Pas un enfant et pas un adulte, ne semble ignorer ce personnage haut en couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Parlez-leur par contre de Maître Gichin Funakoshi Sensei ou de O Sensei Morihei Ueshiba ou encore de Jigaro Kano Shihan ou de Sifu Yip Man pour ne citer queux. Alors ils vous regarderont avec des yeux de merlans frits. Et pourtant, sans lexistence de ces Grands personnages, on peut dire que les arts martiaux asiatiques seraient tombés dans loubli.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, lorsque lAsie constata son retard par rapport à lOccident et surtout lorsque les Asiatiques se virent dominer par les Occidentaux du fait de leur évolution technologique et militaire et quils décidèrent den adopter les modes, les arts martiaux traditionnels perdirent de leur valeur au risque de disparaître définitivement.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;En effet, si par ailleurs, lère Meiji-jidai 1868  1912 ( Ere des lumières ) au Japon avait désarmé les samouraïs en raison dune transformation radicale du monde politique, militaire, sociale et économique, sonnant le glas des budos traditionnels, en Chine la Révolution culturelle de 1966 était passée par là pour considérer comme anachronique tout ce qui pourrait se référer au passé, détruisant bien des savoirs plus que millénaires notamment dans le champ des arts martiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Sil ny eut alors un Jigaro Kano Shihan pour transformer le jujutsu en judo, un Gichin Funakoshi Sensei pour transmettre contre vents et marées son art martial dOkinawa emprunt de techniques venues du Fujian, un O Sensei Morihei Ueshiba pour transposer ce qui restaient des arts traditionnels japonais en un art martial pacifique à savoir lAïkido accepté par loccupant Américain du fait de lattaque de Pearl Harbour en 1941 par les Japonais, un Sifu Yip Man pour transmettre son savoir à Maître Lee Siu Lung, sûr et certain que les différents styles que lon connaît aujourdhui ou que la résurgence danciennes disciplines comme le jujutsu nauraient jamais pu se faire.&lt;/p&gt;
&lt;p style="text-align: justify"&gt;Le présent nest que le miroir du passé. Il suffit dy regarder attentivement pour sy retrouver et la route qui mène à la félicité. &lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1529/le-present-nest-que-le-miroir-du-passe.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12611592671529</guid><pubDate>2009-12-18T19:01:07+01:00</pubDate></item><item><title>L'art sorti de son milieu d'origine.</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;Lorsque lon naît plus que modeste dans la violence, que lon grandit dans la violence et que lon subit la violence physique et verbale on ne peut souhaiter quune seule chose cest en réchapper afin de ne pas la reproduire et sauto détruire. Lun des plus sûrs moyens cest de faire de cette force négative, qui ne manquera pas malgré tout de laisser des traces, un élément de soi positif et constructif profitable à tout un chacun. &lt;br /&gt;
Beaucoup pour faire face à ce genre de situation et protéger leur individualité se fraient un chemin parmi des activités qui les interpellent ou sattachent à une figure positive qui les aura beaucoup marqué positivement. Et lorsquils parviennent à surmonter ces épreuves somme toute très dures, nous sommes dans ce que Borris Cyrulnik nomme la résiliation. &lt;br /&gt;
Dans la région où je vis beaucoup de jeunes sorientent vers les arts martiaux asiatiques ou eurasiens et non pas des plus doux mais des plus durs tels que la Muay Thaï, le kick boxing, le jujutsuconsidérant les arts martiaux classiques tel que le karaté, le judo, laïkido comme de la merde. Bien souvent ce sont des jeunes issus de milieux très défavorisés où ne sont pas absents la violence et un manque de repère évident. &lt;br /&gt;
Ces jeunes ( pas tous bien entendu ), au travers de ces arts martiaux qui nont pas la même connotation négative dans leur pays dorigine, fuient la violence familiale au travers dune violence institutionnalisée pour sendurcir davantage et faire montre dune carapace dinsensibilité. Leur démarche, leur langage sont tout autant lexpression dune violence contenue ne demandant quà sextérioriser à la moindre étincelle et prouver par là-même leur capacité à faire face à des situations hostiles. Pourtant loin sen faut que les maîtres tolèrent une telle attitude. Je me souviens dun de cela ayant été exclu de son club de Boxe Thaï pour non respect de ladversaire. En effet, celui-ci à lentraînement navait pas hésité à fracturer la mâchoire de son partenaire pour lui prouver et prouver à lensemble du club ses capacités techniques et donc quil était le meilleur. Non content davoir été exclu de son club, ce même jeune qui nétait âgé que de 14 ans quelques temps plus tard, au vu de son attitude provocante et agressive fut exclu définitivement du collège dont il dépendait. &lt;br /&gt;
Que faut-il alors penser des arts martiaux lorsquils narrivent plus à endiguer ce pour quoi ils ont été créés ? La maîtrise de soi, la réussite par leffort constant et les services rendus à la société. &lt;br /&gt;
En effet, si nous prenons le cas de la Muay Thaï il va sen dire quen Thaïlande, pays que nous avons eu loccasion de visiter, lesprit de la boxe nest pas sans lattachement à une certaine spiritualité et à une certaine éthique à légard de la communauté thaïlandaise. Malheureusement il faut croire que les images véhiculées par le biais des médias sont males interprétées par les jeunes de nos cités occidentales qui ne retiennent par ailleurs que ce quils veulent y retenir en premier lieu la violence et en second lieu, quelque chose quils ne veulent ou ne peuvent pas comprendre laspect spirituel de lart martial. Mais peut-on réellement leur en vouloir quen on sait, soit dit en passant, quen Occident la spiritualité est morte depuis longtemps. &lt;br /&gt;
En Thaïlande bien souvent, lorsquun Boxeur devient champion il ne roule pas pour autant des mécaniques et reste humble parmi ces pairs dautant plus que la somme gagnée pour le championnat revient pour beaucoup au club qui la formé.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1528/lart-sorti-de-son-milieu-dorigine.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12611434231528</guid><pubDate>2009-12-18T14:37:03+01:00</pubDate></item><item><title>Présentation</title><description>&lt;p style="text-align: justify"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman"&gt;Plus le temps passe et plus l'impression me vient qu'on a trop tendance à oublier. Pourtant, seules les légendes demeurent. Mais les légendes ne sont qu'une partie d'une histoire qu'on aurait plus ou moins travestie. Substituts d'un fait, celles-ci ne peuvent donc que questionner une réalité qu'on tend pour des raisons diverses à cacher. &lt;br /&gt;
Les arts martiaux n'échappent guère à cet épiphénomène. Je dirai même qu'ils cultivent les légendes bien plus qu'ailleurs. Il suffit pour se faire une idée de ce que j'avance d'écouter nos semblables lorsqu'ils s'en font l'écho. Il ny a rien à cela de malsain. Lhomme pour avancer a besoin de se stimuler. &lt;br /&gt;
Les propos ci-dessus exprimés laisseraient entendre alors quon en aurait pas à discuter. Mais lorsquil y a légende on peut dire aussi quil y a mystère et forcément une richesse culturelle à découvrir ou à redécouvrir dans un cadre bien précis afin quelle nous rende plus riche dune connaissance qui se cachait jusqualors à nos yeux. &lt;br /&gt;
Ecrire, parler, en parler, partager, voilà le fin mot de ce qui dans cette perspective dune certaine manière tendra vers la lumière en ce quentre tout la parole libère. &lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://arts-martiaux.blogasie.com/1527/presentation.html</link><author>jeanphilippe974@orange.fr (Jean Philippe DIJOUX)</author><category>Général</category><guid isPermaLink="false">12611378891527</guid><pubDate>2009-12-18T13:04:49+01:00</pubDate></item></channel></rss>